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Comment créer un filtre dans le greffon G’mic ?

0-Introduction

Ce tutoriel a pour but de montrer comment créer un filtre personnalisé pour le greffon G’mic pour Gimp. Il part du principe que le lecteur ne connaît pas du tout le langage en ligne de commande G’mic.

Vous pouvez trouver des informations sur la façon de faire un filtre au début du fichier de commandes personnalisées par défaut et directement dans le greffon dans A propos > Création de filtres et aussi ci-dessous.

Ici, vous serez d’abord invité à créer un filtre très simple afin de comprendre les bases puis il s’agira d’assembler différents filtres afin d’en créer un meilleur.

1-Mon premier filtre

1.1-Le fichier des filtres personnalisés

Tous les filtres personnalisés que vous faites doivent être écrits dans un unique fichier texte appelé “.gmic“, n’oubliez pas le point au début du nom et n’ajouter rien d’autre, le nom de votre fichier texte n’est constitué que d’un point et de 4 lettres:: “.gmic“. Vous devez créer ce fichier dans votre répertoire “home” si vous êtes sous Linux, dans votre répertoire Application Data si vous êtes sous Windows et dans votre User Home folder si vous êtes sous MacOS. Ces 2 derniers systèmes d’exploitations peuvent rendre difficile la création de fichier commençant par un point: notepad or TextEdit peuvent vous aider au besoin.

1.2-Le filtre apparaît

Pour apparaître dans le greffon, vous devez inclure une ligne qui commence par #@gimp donnant le nom de votre filtre, la commande associée à ce filtre et optionnellement, la commande pour créer l’aperçu. Quelque chose comme:

#@gimp Mon premier filtre: mon_premier_filtre_commande, mon_premier_filtre_commande_preview

Vous pouvez essayer, mettez cette ligne dans votre fichier .gmic, rafraichissez les filtres G’mic et il devrait apparaître en haut de vos Filtres disponibles.

1.3-Le filtre dit quelque chose

Dans la partie droite de la fenêtre du greffon, vous pouvez mettre du texte et proposer différentes sortes de variables utilisables par le filtre. Pour cela, vous devez encore ajouter des lignes commençant par #@gimp. Vous pouvez par exemple recopier les lignes ci-dessous dans votre fichier .gmic et rafraîchir les filtres.

#@gimp Mon premier filtre: mon_premier_filtre_commande, mon_premier_filtre_commande
#@gimp : note = note("C'est mon premier filtre, je suis tellement excité!")
#@gimp : sep = separator()
#@gimp : Angle = float(45,0,360)
#@gimp : Remplir l'espace vide = choice("en noir","comme les bords","en répétant l'image")

1.4-Le filtre fait quelque chose

Jusqu’ici, votre filtre ne marche pas, si vous cliquer sur Valider, une erreur apparaîtra. C’est parce qu’aucune commande ne s’appelle “mon_premier_filtre_commande“, elle doit être créée en utilisant le langage G’mic. Donc, notre premier filtre peut être fini avec 2 lignes supplémentaires pour devenir:

#@gimp Mon premier filtre: mon_premier_filtre_commande, mon_premier_filtre_commande
#@gimp : note = note("C'est mon premier filtre, je suis tellement excité!")
#@gimp : sep = separator()
#@gimp : Angle = float(45,0,360)
#@gimp : Remplir l'espace vide = choice("en noir","comme les bords","en répétant l'image")
mon_premier_filtre_commande :
  -rotate $1,$2

si vous mettez ceci dans votre fichier .gmic et rafraichissez les filtres une fois de plus, vous avez un filtre pleinement fonctionnel capable de tourner une image. Vous pouvez ajuster l’angle de rotation de 0 à 360° et la valeur proposée par défaut est 45. Vous avez 3 choix pour “remplir l’espace vide”.
La commande utilisée par votre filtre est “mon_premier_filtre_commande” et c’est une commande très simple qui utilise l’instruction -rotate et les 2 variables $1 et $2 font référence à celles proposées au-dessus: “Angle” et “Remplir l’espace vide”.

1.5-Le filtre fait ce que vous voulez

Maintenant, vous avez les bases, vous avez juste besoin de vous inspirer des filtres déjà disponibles et de leur code source et si vous ne le connaissez pas encore, apprenez le langage de programmation G’mic. Pour ceux encore réticents à son apprentissage, il est possible d’assembler des filtres déjà existant en connaissant juste quelques trucs en plus.

2-Assembler des filtres

Après avoir utilisé le greffon, vous trouvez peut-être que ce serait bien si certains de vos filtres favoris pouvaient être assemblés afin de minimiser le nombre de clics. C’est d’une certaine façon possible.

2.1-Mimer un travail séquentiel

Si votre travail est purement séquentiel, c.à.d. si vous appliquez votre premier filtre sur une image, puis vous appliquez votre second filtre sur le résultat obtenu, etc. il est alors relativement facile de créer un filtre qui effectue les deux en un seul clic. Pour ça, vous devez récupérer les lignes de commandes exécutées par le greffon et les utiliser pour recréer un filtre comme expliqué au premier chapitre.
Par exemple, imaginons que vous vouliez assembler B&W pencil suivi de Soft glow (tous deux dans le répertoire Artistic folder). Pour récupérer la ligne de commande, la façon la plus facile est d’exécuter Gimp depuis un terminal et de régler les messages de sortie du greffon sur verbeux. Pour les 2 filtres en questions, vous obtiendriez dans votre console (ou votre fichier log) des lignes intéressantes comme:

[gmic_gimp]./apply/ -v -99 -gimp_pencilbw 0.3,60,0,0,0
[gmic_gimp]./apply/ -v -99 -gimp_glow 1,0,0

Votre nouveau filtre peut alors être écrit:

#@gimp BWpencil et Glow: bwpencil_glow, bwpencil_glow
bwpencil_glow :
  -gimp_pencilbw 0.3,60,0,0,0
  -gimp_glow 1,0,0

Et cela marche de la même façon avec 3, 4 et plus de filtres.

2.2-Proposer des réglages

Mais vous aurez remarqué (si vous l’avez essayé), il n’y a pas de réglages proposés dans l’assemblage de filtres. Pour en ajouter, vous devez faire comme expliqué ci-dessus. Ainsi, si vous voulez pouvoir régler la taille et l’amplitude pour B&W pencil et l’amplitude pour Soft glow, vous adapterez de cette façon:

#@gimp BWpencil and Glow: bwpencil_glow, bwpencil_glow
#@gimp : taillle = float(0.3,0,5)
#@gimp : Amplitude pour B&W pencil= float(60,0,200)
#@gimp : Amplitude pour Soft glow = float(1,0,20)
bwpencil_glow :
  -gimp_pencilbw $1,$2,0,0,0
  -gimp_glow $3,0,0

2.3-Assemblage complexe

Les choses deviennent plus compliquées quand vous gérer plusieurs images pendant la séquence de filtres que vous voulez assembler. Cela arrive, par exemple, si vous conservez l’original en réglant le Mode de sortie sur Nouveau(x) calque(s) (ou Nouveau(x) quoique ce soit) ou si un de vos filtres initiaux créent plusieurs images (comme Layers > Tiles to layers ou Layers > Split tones). Vous pouvez maitrisez cela en apprenant 2 autres petits trucs faciles du langage G’mic.

2.3.1-Conserver l’original

Jusqu’à maintenant, pour appeler une commande G’mic, vous mettiez un tiret (-) suivi du nom de la commande, par exemple:

  -gimp_pencilbw 0.3,60,0,0,0

Et bien, si vous mettez 2 tirets à la place, G’mic procède de la même façon avec les images, mais il conservera aussi l’original. Si vous essayez le filtre ci-dessous, même si vous réglez le Mode de sortie sur Sur place, vous obtenez votre résultats dans un nouveau calque:

#@gimp Keep BWpencil : keep_bwpencil, keep_bwpencil
keep_bwpencil :
  --gimp_pencilbw 0.3,60,0,0,0
2.3.2-Gérer plusieurs images

Pour gérer plusieurs images, G’mic leur donne des numéros commençant par 0. Donc, dans l’exemple précédent, votre image originale serait la numéro 0 et celle créée par le B&W pencil serait la numéro 1.
Si vous ne spécifiez rien, par défaut, la commande suivante est appliquée à toutes les images. Par exemple, dans le filtre qui suit, Soft glow est appliqué sur l’originale et sur celle provenant de B&W pencil.

#@gimp Keep BWpencil plus glow : keep_bwpencil_glow, keep_bwpencil_glow
keep_bwpencil_glow :
  --gimp_pencilbw 0.3,60,0,0,0
  -gimp_glow 1,0,0

Mais, si vous accolez le numéro de l’image entre crochets à votre nom de commande, alors le filtre ne sera appliqué qu’à l’image spécifiée. Ainsi, si vous modifiez le filtre précédent comme ci-dessous, le Soft glow n’est exécuté que sur l’image résultant de B&W pencil, laissant l’originale intacte:

#@gimp Keep BWpencil plus glow : keep_bwpencil_glow, keep_bwpencil_glow
keep_bwpencil_glow :
  --gimp_pencilbw 0.3,60,0,0,0
  -gimp_glow[1] 1,0,0

Vous pouvez spécifiquement demander à un filtre de s’exécuter sur plusieurs images en ajoutant d’autres nombres séparés par une virgule. Pour filtrer la première, la troisième et la cinquième, vous accoleriez [0,2,4] au nom de votre commande. Il y en plus à savoir à ce sujet.

2.3.2-Finissions ce machin

Au point où on en est, ce filtre me semble non-fini. J’ai l’impression qu’il pourrait être utile à quelqu’un si les 2 calques obtenus étaient recomposés ensemble avec une sorte de Layers Multiply et si quelques possibilités de réglage étaient offertes à l’utilisateur. Et puisque 2 filtres ont été construits pendant ce tutoriel, mettons-les tous les deux dans le fichier .gmic afin qu’ils puissent tous deux être utilisés dans le greffon. En totalité, cela ressemblera à quelque chose comme:

#@gimp Mon premier filtre: mon_premier_filtre_commande, mon_premier_filtre_commande
#@gimp : note = note("C'est mon premier filtre, je suis tellement excité!")
#@gimp : sep = separator()
#@gimp : Angle = float(45,0,360)
#@gimp : Remplir l'espace vide = choice("en noir","comme les bords","en répétant l'image")
mon_premier_filtre_commande :
  -rotate $1,$2

#@gimp Filtre du tutoriel  : filtre_tuto, filtre_tuto
#@gimp : Size = float(0.3,0,5)
#@gimp : Amplitude pour B&W pencil= float(60,0,200)
#@gimp : Amplitude pour Soft glow = float(1,0,20)
filtre_tuto :
  --gimp_pencilbw $1,$2,0,0,0
  -gimp_glow[1] $3,0,0
  -compose_multiply

2.4-Pour aller plus loin

Puisque qu’il s’agit de programmation, il est probable que vous rencontriez quelques bugs. Pour debugger, penser à régler les Messages de sortie sur Mode verbeux ou Très verbeux. Et ne restez pas bloqués seuls venez trouver inspiration et aide et partager ce que vous avez fait.
Une fois que vous aurez un peu jouer, vous voudrez peut-être apprendre quelques trucs en plus.

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G’mic: Image et format

0-Introduction

Une image matricielle est matrice de pixels qui suit les règles de son format. Avec jusqu’à 4 canaux définissant la couleur d’après l’espace de couleur (RVB, CMJN, …) et des entiers de 0 à 255 ou à 65535, cela dépend du nombre de bits.
Mais une fois que G’mic prend l’image en charge, elle devient une matrice 4D de nombres à virgule sans réelle limitation. Cela signifie que durant la manipulation G’mic, vous pouvez avoir des nombres négatifs, des valeurs extrêmement hautes ou basses, des canaux par douzain, etc. Sensations de liberté…
Mais vous aurez peut-être aussi parfois la sensation d’être perdu, parce que vous aurez des difficultés à faire rerentrer votre image dans le monde contraignant des formats d’image, à moins que vous ne soyez au courant de ce qui suit.

1-Les canaux

1.1-Trois canaux dans le visionneur

Le visionneur de G’mic n’est pas pensé pour l’affichage de l’image, mais pour l’affichage d’informations de cette matrice 4D. Il ne montre que les 3 premiers canaux et considère que l’image est en RVB. Donc, si vous manipulez une image en CMJN, le canal N est ignoré et le reste aura l’air plutôt étrange. Si vous chargez une image avec transparence, vous ne la verrez pas.
Vous pouvez visualiser le quatrième canal en utilisant, par exemple, la commande -channels:

gmic mon_image.jpg -channels 3

Vous pouvez aussi demander à G’mic de simuler la transparence du quatrième canal sous forme de damier:

gmic mon_image.jpg -display_rgba

1.2-Combien de canaux dans quel format?

La façon dont vous arriverez à faire rentrer tous les canaux dans le fichier que vous avez l’intention de créer dépend du format d’image utilisé. G’mic tente de placer autant de canaux que le format peut en contenir et fait disparaître les autres. Et la signification des différents canaux dépend du format utilisé. Par exemple, 4 canaux dans un JPEG sera interprété comme une image CMJN alors que 4 canaux dans un PNG constituera un RGBA. Pour être sûr de ce que vous obtenez finalement, utilisez un visionneur « conventionnel » ou utilisez ImageMagick:

identify -verbose mon_image.jpg |grep Colorspace

alternate

récupérez Tux avec gmic tux_rgb.png -split x,3 -+, LGPL

2-Les nombres

2.1-Montrer n’importe quel nombre

Puisque virtuellement, n’importe quel nombre peut être contenu dans la matrice, le visionneur G’mic gère ce point en considérant le plus grand nombre comme le plus lumineux et le plus petit comme le plus sombre, puis il étire linéairement ce qu’il reste entre les 2. Il faut donc faire attention quand vous utilisez des algorithmes qui retournent des valeurs non conventionnelles. Par exemple:

gmic mon_image.jpg -luminance -threshold 120

affichera une image en noir et blanc, mais comme la commande -threshold ne retourne que des 0 ou des 1, si vous exportez ça dans un format conventionnel, vous obtiendrez une image très foncée. Ça se gère habituellement en étirant les valeurs entre 0 et 255 avec -normalize:

gmic mon_image.jpg -luminance -threshold 120 -normalize 0,255

D’autres manipulations peuvent localement introduire des valeurs extrêmes. Si vous faites:

gmic mon_image.jpg -unsharp_octave 2,2

Vous obtiendrez des valeurs comme -250 ou 450 sur un très faible nombre de pixels, votre image apparaîtra donc bien grise dans le visionneur G’mic. Rasez tout ça avec -cut:

gmic mon_image.jpg -unsharp_octave 2,2 -cut 0,255

Encore un commentaire sur le sujet, il est possible d’éviter l’étirement des valeurs dans le visionneur G’mic: -display0.

2.2-Ce que ça devient dans le fichier

Si toutes les valeurs sont contenues dans l’intervalle [0,255], G’mic se contentera d’arrondir à l’entier le plus proche et produira une image 8 bits. Mais si une seule valeur sort de ces limites, il produira une image 16 bits si le format le permet et/ou transformera les mauvaises valeurs en brouillard parasite afin que ça rentre dans les limites. ImageMagick peut vous aider à savoir ce qu’il s’est passé:

identify -verbose mon_image.jpg |grep bit

A partir de Troy Holden, CC-by-nc-nd

3-Encore quelques petites choses à propos de formats

3.1-A propos de Tiff

Le format TIFF est supposé accepter les nombres réels, donc G’mic n’hésite pas à les en mettre dedans. Mais en pratique, il est difficile de trouver un visionneur capable de lire de tels TIFF. Pour éviter les soucis de ce genre, vous devriez ajouter -type uchar avant d’exporter en TIFF. La commande précédente deviendrait:

gmic mon_image.jpg -unsharp_octave 2,2 -type uchar -o mon_image.tiff

3.2-About Raw

G’mic sait gérer le raw, mais vous devez faire attention au type et aux dimensions vous-même. Par exemple, pour charger une image 8 bit de dimension 1000x1000x200, utilisez la commande:

gmic -type uchar mon_image.raw,1000,1000,200

3.3-Formats natifs: CIMG et CIMGZ

Les formats natifs de G’mic sont le CIMG et son analogue compressé, le CIMGZ. Donc, si vous avez besoin de stocker votre image au cours d’une manipulation, il est conseillé de le faire dans l’un de ces formats pour éviter de perdre des informations à travers les contraintes habituelles. Ex:

gmic mon_image.jpg -unsharp_octave 2,2 -o mon_image.cimg
gmic mon_image.jpg -unsharp_octave 2,2 -o mon_image.cimgz

3.4-Formats texte

Una autre façon de conserver toutes les informations est d’utiliser un format texte (TXT ou DLM). De cette façon, vous serez même capable d’utiliser un éditeur de texte pour modifier votre image:

gmic mon_image.jpg -unsharp_octave 2,2 -o mon_image.txt
gmic mon_image.jpg -unsharp_octave 2,2 -o mon_image.dlm

3.5-Entrée/sortie standard

Vous pouvez aussi lire à partir de l’entrée standard ou écrire sur la sortie standard. Les deux commandes ci-dessous sont identiques. Elle demandent à G’mic de lire l’entrée standard au format texte:

echo -e "1 2 3\n4 5 6" | gmic -.txt
echo -e "1 2 3\n4 5 6" | gmic txt:-

Les deux commandes ci-dessous écrivent sur la sortie standard au format texte:

gmic image.jpg -o -.txt
gmic image.jpg -o txt:-

Initiation au langage G’mic

0-Introduction dispensable

Avant d’être un populaire greffon pour Gimp, G’mic est un logiciel en ligne de commande dédié au traitement d’images. Ce tutoriel suppose que les lignes de commande sont tapées dans un terminal Unix. Les utilisateurs de Windows devront s’adapter et voudront peut-être installer MinGW. Il est aussi possible de tester les notions développées ici dans un filtre prévu pour le greffon.

Toutes les lignes de commande G’mic ressemblent formellement à : 

gmic -instruction1 arguments -instruction2 arguments etc...

Tout est déjà expliqué dans la page de référence officielle, mais ça vous semblera surement trop aride là-bas, pour un peu de luxuriance, voyez ci-dessous.

1-Exemple de base

Avant d’appliquer un traitement à une image, G’mic doit la charger avec l’instruction -input. Après le traitement, vous voudrez probablement décharger le résultat final sur votre disque dur en utilisant l’instruction -output.

Prenons un exemple de base. Pour faire tourner de 90° une image appelée image.jpg et sauver le résultat en tant que fichier au format PNG, vous utiliserez la commande:

gmic -input image.jpg -rotate 90 -output image.png

Vous remarquerez que G’mic retourne le détail des opérations dans le terminal. Pour la ligne de commande précédente, vous devriez avoir quelque chose comme ça:

[gmic]-0./ Start G'MIC instance.
[gmic]-0./ Input file 'image.jpg' at position [0] (1 image 512x384x1x3).
[gmic]-1./ Rotate image [0] of 90 deg., black borders and linear interpolation.
[gmic]-1./ Output image [0] as file 'image.png'.
[gmic]-1./ End G'MIC instance.

Comme ça, vous ne pourrez pas dire que vous ne savez pas ce qu’il se passe.

 

De Rantz, CC-by-nc-sa

2-Les alias

Pour faciliter les choses, les instructions les plus courantes ont des alias. Par exemple, -input peut être remplacé par -i et -output par -o. Ainsi, notre exemple de base peut être réécrit:

gmic -i image.jpg -rotate 90 -o image.png

En fait, l’instruction -input est tellement courante qu’une façon encore plus rapide de l’invoquer est implémentée dans G’mic: il suffit de taper directement le nom de l’image sans aucune instruction. La ligne de commande suivante est donc l’exacte équivalente de la précédente:

gmic image.jpg -rotate 90 -o image.png

N’en espérez pas plus, ça n’ira pas plus vite.

3-Détails à propos de -output

3.1-Formats

vous pouvez sauver l’image que vous traitez n’importe où dans la ligne de commande (avant ou après une opération) et le nom du fichier de sortie détermine le format. Ainsi, avec la ligne de commande suivante, vous obtenez 3 images dans 3 différents formats, la BMP n’a pas subi de rotation alors que les autres, si.

gmic image.jpg -o image.bmp -rotate 90 -o image.png -o image.tga

A propos, par défaut, G’mic sauvegarde les fichiers JPEG avec la qualité 100, ce qui est probablement plus que ce que vous souhaiteriez. Pour sauvegardez en qualité 95, utilisez -o image.jpg,95

3.2-Affichage

Si vous ne spécifiez aucune instruction -output (ou -o) ou si vous donnez explicitement l’instruction -display, alors G’mic affichera votre image sur l’écran. Les 2 prochaines lignes de commandes font la même chose: elles affichent l’image après avoir fait une rotation de 45°.

gmic image.jpg -rotate 45
gmic image.jpg -rotate 45 -display

Tapez ‘q’ pour quitter l’écran d’affichage.

Il y a encore beaucoup à dire sur l’écran d’affichage, mais ce ne sera pas pour maintenant.

4-Les arguments de l’instruction

Depuis le début, l’image effectue des rotations, uniquement des rotations. Mais comme la plupart des instructions G’mic, l’instruction -rotate possède de nombreux arguments afin de spécifier la façon dont doit se passer cette la rotation. Si vous regardez, la page de documentation officielle, vous trouverez la ligne expliquant comment -rotate fonctionne. Ça commence par:

-rotate angle,_borders,_interpolation,_cx[%],_cy[%],_zoom

Cela signifie que -rotate peut avoir jusqu’à 6 arguments. Le premier (angle) doit être spécifié. Les autres commencent par un soulignement ( _ ), cela veut dire qu’ils sont optionnels. Quelques tests devraient suffire à vous faire comprendre le fonctionnement. Essayez ces lignes par exemple:

gmic image.jpg -rotate 30,1
gmic image.jpg -rotate 30,0,0,50%,50%
gmic image.jpg -rotate 30,0,0,0%,0%,0.5

Vous pouvez aussi obtenir la documentation officielle hors connexion avec man gmic ou gmic -h.

5-Gestion de plusieurs images

5.1-Toutes comme une

Vous pouvez gérer plusieurs images à la fois, il suffit de toutes les charger. Par exemple, les lignes suivantes chargent les images et les affichent:

gmic image1.jpg image2.jpg image3.jpg
gmic image*.jpg

Si vous écrivez votre ligne de commande comme dans le chapitre précédent, les instructions G’mic seront alors appliquées à toutes les images chargées. En lançant la ligne suivante:

gmic image*.jpg -rotate 90 -o image.png

Vous ordonnez à G’mic d’appliquer une rotation à tous les fichiers image*.jpg et de les sauver en tant que PNG. Mais il ne sauvera pas plusieurs images dans un seul fichier appelé image.png, il les nommera image_000001.png, image_000002.png, image_000003.png, etc.

5.2-Restreindre l’instruction à seulement quelques images

Vous pouvez spécifier les images sur lesquelles vous voulez appliquer une instruction en ajoutant le numéro de l’image, en commençant par 0, entre crochets:

gmic image*.jpg -rotate[0] 90

n’effectue la rotation que sur la première image chargée.

gmic image*.jpg -o[1] image.png

sauvegarde seulement la deuxième en tant que image.png.

Si vous utilisez des nombres négatifs, vous commencez par la dernière image:

gmic image*.jpg -rotate[-1] 90

n’effectue la rotation que sur la dernière image chargée.

gmic image*.jpg -rotate[-2] 90

n’effectue la rotation que sur l’avant-dernière.

Vous pouvez aussi sélectionner un jeu d’image à manipuler:

gmic image*.jpg -rotate[0,2,-1] 90 tourne la première, la troisième et la dernière.
gmic image*.jpg -rotate[0-9] 90 tourne les 10 premières images.
gmic image*.jpg -rotate[0-10:3] 90 tourne une image sur 3 en commençant par la première et finissant par la onzième, i.e. la première, la quatrième, la septième et la dixième.
gmic image*.jpg -rotate[0,-4--1] 90 tourne la première et les 4 dernières.
gmic image*.jpg -rotate[50%-100%] 90 tourne la seconde moitié de la liste d’images.
gmic image*.jpg -rotate[0,50%--1] 90 tourne la première image et la seconde moitié de la liste d’images.

Modifié de Rantz, CC-by-nc-sa

5.3-Conserver l’original

Par défaut, une instruction remplace l’image originale by celle manipulée. il y a une façon de conserver l’originale: utiliser le double tiret (- -). Ex:

gmic image.jpg --rotate 90

produit 2 images: image.jpg et image.jpg tournée de 90°. Plus de détails sont disponibles ici.

5.4-Manipuler la liste d’images

Comme vous l’avez vu dans le chapitre précédent, l’ordre des images est important. Vous pouvez modifier cet ordre quand bon vous semble en utilisant -move or -reverse:

gmic image*.jpg -move[50%-100%] 0

déplace la deuxième moitié des images au début.

gmic image*.jpg -reverse

inverse l’ordre de toutes les images.
Vous pouvez aussi ne conserver qu’une partie des images de votre liste avec -keep ou vous débarrasser de certaines avec -remove. Si vous vous sentez perdu parfois, regardez ce que G’mic retourne dans le terminal, il devrait signaler combien d’images il reste.

6-Les commandes personnalisées

Quand vous commencez à jouer sérieusement avec G’mic, les lignes de commandes peuvent devenir bien longue. Une solution élégante consiste en l’écriture d’une commande personnalisée. De nombreuses commandes personnalisées existent déjà, vous pouvez les étudier et beaucoup apprendre à travers elles.

Ça vous aiderait probablement d’avoir un peu plus d’explications sur l’art d’écrire des commandes personnalisées, mais vous n’en trouverez pas ici. Tout ce qui sera dit est qu’il vous faut charger votre commande personnalisée avant de pouvoir l’utiliser.

Cela se fait en utilisant l’instruction -command ou -m ou encore sans instruction du tout si votre fichier finit par .gmic. Ainsi, les 3 prochaines lignes de commandes font la même chose:

gmic -command mon_fichier_de_commande_personnalisee.gmic image.jpg -my_command
gmic -m mon_fichier_de_commande_personnalisee.gmic image.jpg -my_command
gmic mon_fichier_de_commande_personnalisee.gmic image.jpg -my_command

7-Aller plus loin

Pour aller plus loin, il peut sembler logique de consulter cet article. Puis, pour augmenter votre culture G’mic, vous devriez sans doute cliquer sur les images de la galerie et pour maitriser la technique, n’oubliez pas le fichier de commandes personnalisées.
Vous êtes aussi invités à partager vos problèmes et vos solutions au forum(en).

De Rantz, CC-by-nc-sa